Mobilité

Test – EyeRide by EyeLights : Le futur au service des motards ?

Étant motard et passionné de nouvelles technologies, j’ai naturellement était attiré par ces nouveaux produits sortis du monde de l’aviation : les HUD. Aujourd’hui nous testons l’EyeRide, de la société toulousaine EyeLights. Le principal atout de ce genre de solution étant la sécurité. En effet, cela vous permet d’avoir, entre autres, votre GPS devant votre œil. Comparativement à un support de téléphone (posé sur le guidon), cela vous évite de perdre la route des yeux pendant quelques précieuses secondes. Cette solution est-elle vraiment une révolution ? C’est ce que nous allons voir durant ce test.

Unboxing

Commençons par le packaging de la bête du jour. Ce dernier est plutôt complet et intègre tout le nécessaire pour l’installation du HUD. Dans un premier temps nous retrouvons le câble de recharge, en USB-C, ainsi que le Smart Controller. Viennent ensuite les stickers 3M qui permettront d’attacher le tout au casque, accompagnés du micro et des écouteurs. Finalement c’est l’EyeRide que nous retrouvons, bien maintenu dans son support. Il se compose de deux éléments. Le premier, qui viendra se fixer sur le côté du casque, est « l’unité centrale ». Le second viendra se fixer au niveau de l’oeil droit, il faudra ruser en fonction des casques, mais nous y reviendrons plus tard.

Design

Commençons la partie design par celui du Smart Controller. Ce dernier permettra de naviguer dans les menus d’Android Auto (c’est bien Android Auto qui sera retransmis dans le HUD) et de gérer votre musique (play/pause, suivant, précédent, volume). Il est fait d’une seule pièce, en caoutchouc. Il viendra se fixer sur votre moto à l’aide d’un sticker 3M. Sa conception est bien pensée et sera facilement utilisable en conduisant, même en portant des gants.

Passons ensuite aux plus intéressants. Le HUD se décompose donc en deux parties. La première, qui se fixe au casque est relativement imposante et lourde (pas moins de 94g !). Un seul bouton est présent, il permettra notamment de gérer la musique. Il dispose de deux ports : le port jack 3.5 qui permettra la connexion du micro et des haut-parleurs ainsi que le port de recharge en USB-C. Quant au module, ce dernier est très léger avec seulement 8g sur la balance. Il viendra se fixer sur votre casque grâce à des 3M. Son emplacement sera à définir en fonction de votre casque. Sur le mien par exemple, j’ai dû le coller d’une manière peu conventionnelle. En effet, cela gêne un peu la fermeture de la visière, mais aucun autre choix n’était possible.

Paramétrages

Après le passage de l’installation un peu laborieuse selon votre casque, parlons maintenant des performances de la bête. Est-ce un achat que vous ne regretterez pas ? La réponse ci-dessous !

Eye Ride

Afin de pouvoir utiliser correctement EyeRide, il vous faudra vous munir de l’application Captain Rider. Cette dernière est bien entendu disponible sur Android et iOS. Via cette dernière vous pourrez faire le premier paramétrage du HUD. Il vous sera également possible de connecter la télécommande Bluetooth, de régler la luminosité et les réglages sonores ainsi que la couleur de la LED. La connexion avec d’autres Intercom se fera également ici. Malheureusement, n’ayant pas de proches possédant d’Intercom, je n’ai pu tester cette fonctionnalité.

Après le paramétrage dans l’application, il est temps d’installer l’EyeRide dans votre casque et de le mettre à votre convenance. Cette partie-là est relativement simple grâce à la conception de l’affichage tête haute. En effet ce dernier est monté sur une petite tige qui se meut aisément. Attention cependant, après plusieurs utilisations il sera nécessaire de repositionner le HUD. Le tout peut bouger lors du moment où vous mettez ou enlevez votre casque.

Performances

Parlons maintenant de performances, ou plutôt d’utilisabilité. Pour ce qui est de l’interface, et comme mentionné plus tôt, le tout tourne sous Android Auto. Afin de naviguer dans l’interface, ce sera via la télécommande Bluetooth. Un petit délai est à noter malheureusement.

EyeRide

J’ai principalement utilisé Waze lors de mes trajets. Le plus gros point fort des objets comme EyeRide c’est le fait de conserver le regard sur la route. Une petite gêne au niveau de l’œil droit peut se faire ressentir, mais tout est bien entendu largement acceptable. Le plus gros problème selon moi est au niveau de l’autonomie. Cette dernière est annoncée entre 2h et 4h mais dans mon utilisation cela tournait plus aux alentours des 2-3h. Un peu gênant quand vous partez en balade ou autre, où le passage par la case recharge sera quasi quotidien.

Conclusion

Cette technologie d’affichage tête haute pour moto n’en est encore qu’à ses débuts, mais le tout est très prometteur. Malgré quelques points noirs, l’EyeRide reste un compagnon parfait pour tout motard adepte de nouvelles technologies. En plus de susciter les regards, il apporte une réelle solution pratique et novatrice. Disponible à partir de 499€ sur le site officiel de la marque, il est important de bien réfléchir avant acquisition, car c’est malgré tout un produit perfectible.

EyeRide par Eye-Lights

499
8

Design

9.0/10

Installation

7.0/10

Utilisation

8.0/10

Points positifs

  • Un côté très futuriste
  • Une sécurité accrue

Points négatifs

  • Autonomie décevante
Tags
casque eyeride moto

Nathan

Rédacteur (Spécialiste Smartphone) - Jeune développeur de 25 ans, passionné des nouvelles technologies et de tests en tout genre. Développeur PHP & Python.

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