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Test – Souris Razer Basilisk V4 Pro : le basilic pétrifie la G502

Ma souris de tous les jours est une Logitech G502 Hero filaire, qui commence à accuser son âge. Quand Razer m’a envoyé la Basilisk V4 Pro, l’air de famille m’a sauté aux yeux. Même silhouette pour la paume, même profusion de boutons, même molette inclinable. Sauf que celle-ci est sans fil, plus légère, et grimpe à 8000 Hz.

Je la teste depuis trois semaines. Au travail, je m’en sers pour la bureautique et le développement d’applications. En jeu, je tourne en ce moment sur Overwatch, Megabonk et Stardew Valley. Côté setup, ma version noire glisse sur un tapis Razer Atlas Pro en verre, à côté d’un clavier Huntsman V3 Pro TKL.

Notre avis en bref sur la Razer Basilisk V4 Pro

La Basilisk V4 Pro est une excellente souris pour la prise en paume. Sa glisse est l’une des meilleures que j’aie testées et son poids d’environ 100 g est bien dosé. De plus, son RGB est très soigné, et elle tient en gros toute la semaine à 8000 Hz. En revanche, les deux nouveaux boutons ne m’ont servi à rien, et Synapse, le logiciel de Razer, ne me plaît pas vraiment. Enfin, son prix de 179,99 € reste élevé face à la Basilisk V3 Pro 35K, une souris aux atouts proches, de la même maison.

Razer Basilisk V4 Pro - Souris de Jeu Ergonomique sans Fil entièrement Personnalisable - Capteur Optique de 50 000-14 Commandes Personnalisables...
  • Molette inclinable Razer HyperScroll de 2e génération - Nouveaux modes Double tactile, défilement libre et molette intelligente : Gardez une précision optimale grâce à deux modes tactiles...
  • Capteur optique 50 K Razer Focus Pro de 3e génération - Précision d’un niveau supérieur avec Frame Sync : Optimisé avec 50 000 DPI, 930 IPS et 90 G pour une exactitude sans faille...

Design : élégante, mais elle se salit

La coque mélange du noir mat, texturé sur les côtés et lisse sur les clics comme sous la paume. Entre ces zones, des bandes de noir brillant marquent nettement les séparations. Neuve, elle a fière allure. Cependant, après quelques jours, la poussière se voit sur le brillant et elle est pénible à nettoyer.

Le RGB, lui, est vraiment réussi : le logo, une arête autour de la molette et une bande sous la paume. Mieux, aucune lumière ne fuit autour des boutons. Je l’ai laissé à 10 sur 100 avec une légère animation : c’est joli sans virer à la discothèque. Sur ce terrain, Razer écrase la G502.

Prise en main : parfaite en paume, moins pour le reste

La Basilisk V4 Pro est longue : elle vise la prise en paume, que j’utilise, et convient alors à toutes les tailles de main. En revanche, en griffe ou du bout des doigts, je suis plus réservé. Quant au poids, les 100 g annoncés tombent juste : moins lourde que la G502, mais assez dense pour sentir quelque chose dans la main. D’ailleurs, je n’ai ressenti aucune gêne en trois semaines.

Enfin, les clics ressemblent à ceux de la G502, avec une résistance franche et un bruit net, sans surprise.

Molette et boutons : du très bon et de l’inutile

La molette propose différents modes. On trouve 24 crans, 48 crans et une roue libre. Il y a également un bouton bascule entre deux de ces modes. Pour ma part, je garde 48 crans et roue libre. En effet, le 24 crans est trop brut, alors que le 48 est précis. La roue libre, elle, est précieuse, notamment dans le développement pour parcourir de gros fichiers d’un geste. Seul bémol : la bascule réagit moins vite que sur la G502. C’est peut-être le seul point où sa rivale la dépasse.

D’un autre côté, les deux nouveautés m’ont laissé de marbre. Sur le papier, le bouton M1 près du clic gauche et le troisième bouton latéral, assigné à AI Prompt Master, sont faciles à atteindre. Pourtant, je ne m’en suis pas servi une seule fois. Surtout, dans un jeu de tir, cliquer à côté du clic gauche tout en visant me semble impossible.

En jeu : la glisse avant tout

J’ai joué à 1200 DPI. Sur Overwatch, en classé au rang Émeraude, la Basilisk V4 Pro m’a semblé légèrement devant la G502. À mon avis, elle le doit à son poids, à sa glisse et à ses 8000 Hz. La glisse est d’ailleurs le vrai point fort : l’une des meilleures que j’aie testées, surtout sur un tapis en verre. Sur l’Atlas Pro, on sent deux produits pensés pour cohabiter.

Autonomie et connexion : une semaine à 8000 Hz

À 1000 Hz, l’autonomie est très longue. À 8000 Hz, la batterie baisse plus vite, mais elle tient en gros toute la semaine, avec le RGB à 10 %. Aujourd’hui, je reste à 1000 Hz sur mon PC du boulot et je passe à 8000 Hz sur mon PC perso, pour jouer. Du coup, je la recharge très peu, avec un câble USB-C qui traîne sur le bureau. De son côté, Razer annonce 200 heures à 1000 Hz et 54 heures à 8000 Hz.

Un conseil : branchez le dongle sur son adaptateur, au bout du câble USB-C fourni, pour le rapprocher de la souris. Sans lui, j’ai parfois eu des comportements étranges. Depuis que le dongle est posé devant le tapis, plus aucun souci.

Razer Mouse Dock V2 Pro : l’accessoire idéal, avec un point faible

J’ai aussi utilisé la Basilisk V4 Pro avec le Razer Mouse Dock V2 Pro, vendu à part. Le principe est malin : ce socle remplace le dongle. Concrètement, il intègre un récepteur à 8000 Hz et recharge la souris sans fil, par aimantation. Le palet de charge, fourni, se fixe sous la souris. Ainsi, plus besoin de câble qui traîne sur le bureau, ni d’en ressortir un quand la batterie faiblit.

À l’usage, c’est exactement ce qu’on attend. Après une partie, ou même devant une vidéo YouTube, je pose la souris sur le socle et elle se recharge. Grâce aux aimants, elle s’accroche bien, sans tomber à côté. La charge n’est pas très rapide, mais elle suffit largement. Avec l’autonomie déjà confortable de la Basilisk, je suis sûr de ne jamais tomber en panne de batterie. Côté design, le dock est plus petit qu’une souris et ne fait pas station de recharge bas de gamme. Il trouve sa place sur le bureau sans faire tache.

Le gros point noir, c’est l’appairage avec la Basilisk V4 Pro. Les règles s’empilent : la souris doit être en mode 2,4 GHz, pas en Bluetooth, sans dongle branché et sans câble. Logique, on prépare donc tout dans Synapse, on débranche, puis on valide au clavier. Sauf que Synapse ne gère ni la touche Tab ni la navigation au clavier. Il faut alors une autre souris, un pavé tactile ou une souris virtuelle pour cliquer. J’ai fini par sortir les notices du dock et de la souris, persuadé d’avoir raté une étape. Pour un accessoire qu’on veut brancher une fois et oublier cinq ans sur le bureau, c’est rageant. Une simple mise à jour de Synapse sur cet écran aurait suffi.

Reste le budget. La souris coûte déjà près de 180 €, et il faut compter entre 70 et 100 € pour le dock, soit le prix de certaines souris. L’addition commence à piquer. Une fois l’appairage passé, c’est pourtant un vrai plaisir au quotidien, et son récepteur 8000 Hz intégré est vraiment pratique. En somme, ce n’est pas un gadget, mais un accessoire utile et agréable à utiliser. À vous de voir si ce confort vaut la dépense.

Synapse : trop bavard pour le joueur pressé

Pour commencer, Synapse multiplie les pop-up de tutoriel, jusqu’à six onglets avec un clavier Razer branché. Moi, je voulais seulement régler le DPI et le polling. De même, Chroma, pour l’éclairage, est moins clair que d’autres logiciels RGB. Toutefois, j’ai apprécié le basculement entre un profil DPI unique et plusieurs paliers. En prime, l’appli est gourmande et prend quand même jusqu’à 600 Mo de RAM en tout.

HyperShift, la seconde couche de fonctions, ne marche qu’avec des périphériques Razer. L’idée est bonne, mais mes raccourcis sont rodés et je n’en ai pas eu besoin.

Rapport qualité/prix : là où le bât blesse

Razer affiche la Basilisk V4 Pro à 179,99 €, d’après son site officiel. Clairement, c’est cher pour une souris, même au lancement. Au même prix conseillé, Razer vend la Basilisk V3 Pro 35K. Mais aujourd’hui, on la trouve autour de 144 € sur Amazon.

ComparatifBasilisk V4 ProBasilisk V3 Pro 35K
Poids100 g112 g
CapteurFocus Pro 50K Gen-3Focus Pro 35K Gen-2
8000 Hz sans filOui, avec le dongle fourniDongle HyperPolling ou dock, vendus à part
Autonomie à 1000 Hz200 h140 h
Contrôles programmables1413
Prix conseillé179,99 €179,99 €

Conclusion : faut-il acheter la Razer Basilisk V4 Pro ?

Je la recommande aux joueurs en prise paume qui veulent une souris sans fil confortable et précise. Au quotidien, elle passe sans souci du bureau au jeu, surtout sur un tapis Atlas Pro. C’est aussi une très bonne remplaçante pour un possesseur de G502, comme moi.

En revanche, je la déconseille aux amateurs d’ultralight et aux adeptes de la griffe. Avec un budget plus serré, la V3 Pro 35K reste une alternative sérieuse. Pensez aussi à l’Epomaker Carbon X, une souris ultralight sans fil testée entre-temps, qui coûte une fraction du prix.

Razer Basilisk V4 Pro - Souris de Jeu Ergonomique sans Fil entièrement Personnalisable - Capteur Optique de 50 000-14 Commandes Personnalisables...
  • Molette inclinable Razer HyperScroll de 2e génération - Nouveaux modes Double tactile, défilement libre et molette intelligente : Gardez une précision optimale grâce à deux modes tactiles...
  • Capteur optique 50 K Razer Focus Pro de 3e génération - Précision d’un niveau supérieur avec Frame Sync : Optimisé avec 50 000 DPI, 930 IPS et 90 G pour une exactitude sans faille...
Test de la Razer Basilisk V4 Pro 179,99 €

L'avis de la rédaction

La Razer Basilisk V4 Pro reprend la formule de la gamme et la modernise : 8000 Hz sans fil, poids réduit, glisse exemplaire et éclairage soigné. Pour la prise en paume, c’est l’une des souris les plus agréables du moment.

Ses limites tiennent aux détails : des boutons ajoutés sans utilité, un logiciel trop bavard, un noir brillant qui marque, et un prix de lancement élevé.

  • Design et confort - 9/10
    9/10
  • Performances et glisse - 9.5/10
    9.5/10
  • Fonctionnalités et logiciel - 8/10
    8/10
  • Autonomie - 9.5/10
    9.5/10
  • Rapport qualité/prix - 7.5/10
    7.5/10
Globalement
8.7/10
8.7/10

Pour

  • Glisse exceptionnelle sur verre
  • Poids bien dosé
  • Autonomie confortable à 8000 Hz
  • RGB soigné, sans fuite
  • Excellente molette 48 crans

Contre

  • Prix de lancement élevé
  • Nouveaux boutons inutiles
  • Synapse envahissant
  • Noir brillant salissant
  • Bascule de molette lente
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Leo Llopis

Passionné de hardware et de nouvelles technologies, je passe souvent des après-midis ensoleillés à démonter, tester, comparer et faire planter mon PC avant de tout remonter. J’aime bidouiller les composants, optimiser les performances. En parallèle de ça je suis développeur, j'aime aussi beaucoup programmer, du moins, jusqu’à ce qu’il faille vraiment s’y mettre. Bref, ici, on monte des PC sans ranger les câbles et on expérimente des réglages d’overclocking aux résultats douteux !

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