Test – Samsung The Premiere 9 LPU9D, un vidéoprojecteur ultra courte focale près du mur, loin du compromis

Le Samsung The Premiere 9 LPU9D s’inscrit dans une catégorie encore particulière. Celle des vidéoprojecteurs ultra courte focale pensés pour remplacer un téléviseur. L’idée est simple. On pose l’appareil au pied du mur, puis on profite d’une très grande image sans installation lourde. Pas besoin de recul immense. Pas besoin de fixation au plafond. Et, pas besoin non plus de repenser entièrement son salon.
Ce modèle arrive avec une fiche technique haut de gamme et un positionnement assumé. Samsung mise sur une image 4K, une source triple laser, une forte luminosité et son écosystème Tizen. J’ai pu tester ce Samsung The Premiere 9 LPU9D pendant trois mois. Ce long usage permet de juger autre chose que la simple première impression. Il permet surtout de voir si ce type de produit peut vraiment remplacer une télévision au quotidien.
Notre avis en bref sur le Samsung The Premiere 9 LPU9D
Le Samsung The Premiere 9 LPU9D est un excellent vidéoprojecteur ultra courte focale. Il propose une image lumineuse, contrastée et très agréable à regarder. Le produit fonctionne bien dans un salon classique, même sans toile technique dédiée. C’est un point important. Beaucoup de vidéoprojecteurs brillent dans une pièce sombre. Celui-ci garde un vrai intérêt en journée, avec une image lisible et plaisante.

Son plus grand atout reste son équilibre général. Il combine la logique d’un vidéoprojecteur avec le confort d’une télévision Samsung. L’interface Tizen est connue, fluide et complète. Les services de streaming sont accessibles rapidement. Les réglages sont nombreux. L’écosystème Samsung fonctionne bien. Le The Premiere 9 LPU9D donne rarement l’impression d’être un produit contraignant.
Il garde toutefois quelques limites. Son prix de lancement était beaucoup trop élevé. À plus de 5000 euros, le rapport qualité-prix devenait difficile à défendre. Autour de 2600 à 3000 euros, le produit prend beaucoup plus de sens. L’absence de Dolby Vision reste aussi regrettable sur un produit premium. Samsung privilégie le HDR10+, mais cette absence se remarque sur ce segment.

Unboxing du Samsung The Premiere 9 LPU9D
Le Samsung The Premiere 9 LPU9D donne rapidement une impression de sérieux. Le vidéoprojecteur est large, dense et plutôt lourd. Il mesure 550 x 141 x 384 mm pour 11,6 kg. Ce n’est pas un produit que l’on déplace chaque semaine. Il se pose sur un meuble TV, puis il reste en place. C’est clairement un appareil de salon, pensé comme une alternative durable à un téléviseur.

Le design fonctionne très bien dans cet usage. Samsung a choisi une ligne sobre, claire et facile à intégrer. Le produit ne ressemble pas à un vidéoprojecteur traditionnel. Il évoque plutôt une enceinte design ou un objet multimédia haut de gamme. Ce choix est pertinent. Un vidéoprojecteur ultra courte focale reste visible en permanence. Il doit donc être acceptable visuellement dans une pièce de vie.
La télécommande est plus décevante. Elle fait le travail, mais elle manque de noblesse. Elle ressemble davantage à certaines télécommandes de barres de son Samsung qu’aux meilleures télécommandes TV de la marque. Les boutons répondent correctement. La navigation reste simple. Mais sur un produit aussi ambitieux, on pouvait attendre un accessoire plus moderne et plus valorisant.
Installation et facilité d’utilisation du Samsung The Premiere 9 LPU9D
L’installation reste l’un des grands intérêts du Samsung The Premiere 9 LPU9D. Sa focale ultra courte permet de l’installer très près du mur. Pour une image de 2 mètres de large, le recul demandé reste très limité. On évite donc les contraintes habituelles de la vidéoprojection. Aucun câble ne traverse la pièce. Aucun support plafond ne vient compliquer l’installation. Le produit s’intègre comme une télévision, mais avec une diagonale bien plus spectaculaire.

Le placement demande tout de même un peu de patience. Un ultra courte focale amplifie vite les petits défauts d’alignement. Il faut ajuster la hauteur, le centrage et la distance avec soin. Une fois cette étape passée, l’usage devient très naturel. On allume le projecteur, on arrive sur Tizen, on lance Netflix, Disney+, Prime Video ou YouTube. L’expérience ressemble davantage à celle d’une Smart TV qu’à celle d’un projecteur classique.
L’interface Samsung joue un rôle majeur dans cette impression. Tizen reste l’un des systèmes les plus agréables du marché. Les menus sont clairs. Les applications sont nombreuses. Samsung TV Plus, Tap View, le mirroring, Anynet+ et les fonctions connectées ajoutent une vraie souplesse. Pour un utilisateur déjà habitué aux téléviseurs Samsung, la prise en main est immédiate.

Il faut cependant passer dans les réglages. L’image de base n’est pas forcément optimale. Quelques ajustements permettent d’obtenir un rendu plus naturel et plus équilibré. Ce n’est pas un défaut rédhibitoire, mais c’est important à noter. Un produit aussi haut de gamme devrait proposer un rendu plus juste dès la sortie du carton.
Performance et qualité d’image
La qualité d’image est le vrai point fort du Samsung The Premiere 9 LPU9D. La source triple laser permet d’obtenir une image très lumineuse. La fiche technique annonce 3864 lumens ANSI, ou 3450 lumens ISO. Dans les faits, cette luminosité se ressent immédiatement. Même en pleine journée, l’image reste exploitable. Elle ne remplace pas totalement une télévision OLED dans toutes les conditions, mais elle garde une vraie lisibilité.
C’est ce point qui rend le produit crédible au quotidien. On peut regarder une série, un match ou une vidéo sans forcément plonger la pièce dans le noir. Une toile technique améliorerait évidemment le résultat. Mais même sur un mur classique, le rendu reste déjà très convaincant. Pour un usage salon, c’est un énorme avantage.

Le contraste est également très bon pour ce type d’appareil. Les scènes sombres gardent du relief. Les couleurs ont de la présence. Les contenus 4K profitent d’un niveau de détail solide. Le Samsung The Premiere 9 LPU9D propose une image ample, immersive et flatteuse, sans donner une sensation artificielle permanente. Les mouvements sont bien gérés. Les films, les séries et le sport passent sans vraie frustration.
Le HDR fonctionne correctement, avec la prise en charge du HDR10+ et du HLG. Samsung reste fidèle à sa stratégie habituelle. Le Dolby Vision est absent. C’est dommage. Sur un produit premium, cette compatibilité aurait renforcé la proposition. Ce manque ne détruit pas l’expérience, mais il limite un peu la polyvalence face à certains concurrents directs.
Audio, bruit et connectique
Le Samsung The Premiere 9 LPU9D intègre un système audio de 40 W compatible Dolby Digital Plus. Le son est correct pour un usage simple. Les voix restent claires. La puissance suffit pour regarder une émission, une série ou une vidéo sans matériel externe. Pour autant, le produit gagne clairement à être associé à une barre de son. C’est ce que j’ai fait rapidement pendant le test.

Avec une barre Samsung compatible, l’intégration devient plus intéressante. L’écosystème de la marque reprend alors tout son sens. Le projecteur devient le centre d’une installation complète, avec une image massive et un son plus ample. C’est probablement la meilleure manière de l’utiliser. Le système intégré dépanne bien, mais il ne remplace pas une vraie solution audio dédiée.
Le bruit de fonctionnement reste bien contenu. La fiche technique annonce 32 dB. En usage réel, le projecteur sait se faire oublier. Il ne devient pas gênant pendant un film ou une série. C’est un point essentiel pour un appareil placé juste devant soi. Un vidéoprojecteur trop audible casse vite l’immersion. Ici, Samsung évite cet écueil.

La connectique est complète pour une installation de salon. On retrouve trois ports HDMI avec eARC, un port USB-A, un port Ethernet RJ45, une entrée antenne, du Bluetooth 5.2 et même du RS-232C. Cela permet de brancher une console, une box, une barre de son et un réseau filaire sans bricolage. Le Game Mode apporte aussi un plus pour jouer ponctuellement, même si ce produit vise d’abord le cinéma et les contenus vidéo.
Conclusion : que vaut le Samsung The Premiere 9 LPU9D ?
Le Samsung The Premiere 9 LPU9D est un vidéoprojecteur ultra courte focale très convaincant, surtout à prix réduit. Il propose une image lumineuse, contrastée et très agréable au quotidien, tout en gardant la simplicité d’une télévision Samsung grâce à Tizen. Son absence de Dolby Vision, sa télécommande trop basique et ses réglages à reprendre empêchent le sans-faute. Mais autour de 2600 à 3000 euros, il devient une excellente alternative premium à un grand téléviseur. Après trois mois d’usage, il mérite un solide 9/10.

Test du Samsung The Premiere 9 LPU9D 3190€
Résumé du test du Samsung The Premiere 9 LPU9D
Le Samsung The Premiere 9 LPU9D est un vidéoprojecteur ultra courte focale très convaincant, surtout à prix réduit. Il propose une image lumineuse, contrastée et très agréable au quotidien, tout en gardant la simplicité d’une télévision Samsung grâce à Tizen. Son absence de Dolby Vision, sa télécommande trop basique et ses réglages à reprendre empêchent le sans-faute. Mais autour de 2600 à 3000 euros, il devient une excellente alternative premium à un grand téléviseur. Après trois mois d’usage, il mérite un solide 9/10.
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Qualité d’image - 9/10
9/10
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Installation et usage - 9.5/10
9.5/10
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Audio et connectique - 8.5/10
8.5/10
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Rapport qualité-prix - 9/10
9/10
Globalement
Pour
- Image très lumineuse
- Contraste vraiment convaincant
- Interface Tizen complète
- Installation très simple
- Bruit bien maîtrisé
Contre
- Pas de Dolby Vision
- Télécommande trop basique




