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Wish répond à la disparition de sa plateforme des moteurs de recherche en France

Wish n’a pas passé un très bon mercredi 24 novembre 2021. La plateforme de vente en ligne a en effet appris qu’elle allait être déréférencée des moteurs de recherche en France, mais aussi que son application allait être supprimée des boutiques d’applications. Cette situation fait suite à la décision de la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) jugeant que Wish vendait des produits « non conformes, voire dangereux » aux consommateurs, et « n’effectuait pas les retraits et les rappels de produits de manière satisfaisante« . Face à cette situation, Wish vient de réagir en annonçant le lancement d’un recours en justice contre la DGCCRF.

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Wish n’est pas du tout d’accord avec la DGCCRF

Face à la sanction annoncée par la répression des fraudes, Wish n’est pas resté silencieux bien longtemps. Dans un communiqué notamment transmis à Numerama, la firme américaine se défend en déclarant : « Wish se conforme toujours aux demandes de retrait de la DGCCRF et est, par conséquent, perplexe face à l’approche excessive à l’égard de cette question« . En réponse à ces sanctions, elle déclare ainsi entamer « un recours juridique pour contester ce que nous considérons comme une action illégale et disproportionnée menée par la DGCCRF« .

Face à cette réponse, le média dévoile la réponse de la DGCCRF. La répression des fraudes souligne ainsi que « la politique de retrait-rappel qu’applique Wish n’est pas suffisante. Dans plus de la moitié des cas, ces objets réapparaissent« . Les autorités vont même jusqu’à déclarer que la plateforme de vente en ligne « ne joue pas son rôle sur les problématiques de sécurité » et ne spécifie pas de manière précise « les motifs de la dangerosité d’un produit« . Comme le rappel Numerama, il est essentiel lors d’une opération de rappel de produits de spécifier clairement aux consommateurs les informations concernant les risques liés à un produit.

Le problème est cependant plus compliqué que cela et concerne la différence entre hébergeur et distributeur. Une plateforme ayant le premier statut doit en effet supprimer les produits problématiques, mais n’a pas à effectuer de tests sur l’ensemble des produits mis en vente. Alors que le rôle de distributeur vient avec beaucoup plus de responsabilité.

De ce fait, Wish explique : « En tant que plateforme de marché, nous n’avons aucune obligation légale d’effectuer des contrôles sur les 150 millions de produits proposés à la vente sur notre site web« . Elle se considère ainsi comme hébergeur. La DGCCRF estime de son côté : « Au vu des pratiques, nous considérons que Wish agit comme distributeur« . L’autorité détaille par la suite que « Wish intervient en amont lors de la gestion du contrat et en aval lors de la phase de SAV « . De ce fait, la plateforme est directement impliquée dans la mise en vente des produits ainsi que le retour de ces derniers.

Il faudra maintenant patienter une future décision de justice afin de connaitre le fin mot de l’histoire entre les autorités française et Wish.

Source
Numerama
Tags
e-commerce france news

Alexandre Scotti

Scotti, 26 ans, rédacteur en chef. Passionné de nouvelles technologies et jeux vidéo indépendants.

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