Test – Screamer sur PS5 : le retour inattendu d’un mythe arcade

Sorti le 26 mars 2026, Screamer marque le grand retour d’une licence culte des années 90, totalement repensée pour une nouvelle génération de joueurs. Développé par le studio italien Milestone, ce reboot ne se contente pas de remettre au goût du jour une vieille formule : il la transforme en une expérience hybride mêlant course arcade, narration et affrontements explosifs.
Je dois avouer que je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en lançant le jeu. Entre son esthétique très marquée anime, son système de gameplay atypique et ses ambitions scénaristiques, Screamer sort clairement des sentiers battus. Et après plusieurs heures manette en main sur PS5, une chose est sûre : il ne laisse pas indifférent.




Un reboot audacieux qui casse les codes
Pour comprendre Screamer, il faut d’abord oublier ce que l’on connaît des jeux de course traditionnels. Ici, pas question de simulation pure à la Gran Turismo 7, ni même de fun immédiat façon Mario Kart 8 Deluxe. Le titre se positionne entre les deux, avec une approche très arcade mais aussi très exigeante.
Le jeu nous plonge dans un univers futuriste baptisé Neo Rey, une mégalopole cyberpunk où se déroule un tournoi clandestin réunissant des pilotes venus du monde entier. L’ambiance est clairement inspirée de l’animation japonaise, avec des personnages hauts en couleur et des cinématiques réalisées par un studio spécialisé dans l’animation.
Ce mélange entre narration et course est assez inhabituel dans le genre, et c’est l’un des premiers éléments qui m’a marqué. On ne se contente pas de participer à des courses : on suit une histoire, avec ses enjeux, ses rivalités et ses mystères.

Une direction artistique marquante
Visuellement, Screamer en impose. Propulsé par l’Unreal Engine 5, le jeu affiche des environnements détaillés et surtout une direction artistique très forte.
On passe de zones urbaines ultra lumineuses à des déserts balayés par le vent, en passant par des zones naturelles presque irréelles. L’ensemble donne une vraie identité au jeu, loin des circuits aseptisés que l’on retrouve parfois dans les simulations.
Mais ce qui frappe surtout, c’est le mélange entre réalisme et esthétique anime. Les voitures sont modélisées en 3D avec beaucoup de soin, tandis que les personnages et les cinématiques adoptent un style très japonais. Ce contraste fonctionne étonnamment bien.
Cela dit, tout n’est pas parfait. Dans certaines situations, la vitesse est telle qu’on a du mal à lire l’environnement. On profite moins des détails que prévu, ce qui est un peu frustrant.



Un gameplay original… et déroutant
Là où Screamer se démarque vraiment, c’est dans son gameplay. Et autant être clair : il faut du temps pour l’apprivoiser.
Le jeu repose sur un système de pilotage assez unique, avec une gestion du drift extrêmement importante. On est face à un jeu de conduite très technique, où chaque virage demande précision et anticipation.
Mais la vraie nouveauté, c’est l’intégration d’un système de combat. Grâce à des jauges spécifiques (Sync et Entropy), on peut accélérer, attaquer ou se défendre, Cela transforme chaque course en véritable affrontement.
Concrètement, il ne suffit pas d’être le plus rapide. Il faut aussi savoir :
- gérer ses ressources
- attaquer au bon moment
- anticiper les actions adverses
Ce mélange entre course et combat apporte une dimension stratégique très intéressante. Dans certains cas, éliminer un adversaire peut être plus rentable que simplement le dépasser.
Mais cette richesse a un prix : la prise en main est difficile. Très difficile même. Les premières heures peuvent être frustrantes, et j’ai clairement mis du temps à comprendre les subtilités du gameplay.



Une difficulté exigeante mais gratifiante
Screamer ne fait aucun compromis sur la difficulté. C’est un jeu qui demande de l’investissement, de la patience et surtout de la maîtrise.
Chaque course est un défi. Il ne suffit pas de connaître le circuit : il faut aussi maîtriser le timing des boosts, les attaques et la gestion du drift.
Au début, j’ai enchaîné les défaites. Mais petit à petit, en comprenant les mécaniques, le jeu devient extrêmement satisfaisant. Chaque victoire est méritée.
C’est clairement un titre qui récompense les joueurs persévérants. Ceux qui cherchent une expérience immédiate risquent en revanche de décrocher rapidement.



Des modes de jeu variés
Côté contenu, Screamer s’en sort plutôt bien.
On retrouve :
- un mode histoire, qui sert aussi de tutoriel
- un mode arcade plus classique
- du multijoueur en ligne et en local
- du split-screen jusqu’à 4 joueurs
Le mode principal propose également des affrontements en équipe, avec une dimension tactique intéressante.
J’ai particulièrement apprécié le multijoueur local, devenu assez rare aujourd’hui. C’est toujours un plaisir de pouvoir jouer à plusieurs sur le même écran.




Une bande-son et une ambiance réussies
Impossible de parler de Screamer sans évoquer son ambiance sonore. Le jeu mise sur une bande-son électro et synthwave qui colle parfaitement à son univers futuriste.
Les effets sonores sont également très réussis, notamment lors des collisions et des attaques. Chaque impact est ressenti, ce qui renforce l’immersion.
Les voix des personnages, quant à elles, divisent un peu. Certaines sont convaincantes, d’autres un peu moins. Mais globalement, cela participe à l’identité du jeu.



Un jeu imparfait mais unique
Screamer n’est pas un jeu parfait. Il souffre de plusieurs défauts :
- une prise en main difficile
- une difficulté parfois frustrante
- une lisibilité perfectible à haute vitesse
Mais malgré cela, il propose quelque chose de différent. Et dans un genre souvent dominé par les simulations ou les jeux arcade très classiques, c’est rafraîchissant.
Le titre ose mélanger narration, gameplay technique et combats, et même si tout n’est pas parfaitement maîtrisé, l’ensemble fonctionne.



Mon verdict
Après plusieurs heures passées sur Screamer, je ressors avec un avis globalement positif. Ce n’est pas un jeu qui plaira à tout le monde, mais il a le mérite de proposer une expérience unique.
Si vous êtes amateur de jeux de course accessibles, passez votre chemin. En revanche, si vous cherchez un titre exigeant, original et différent, Screamer mérite clairement votre attention.

Revue sur le jeu Screamer 58€
Résumé
Screamer sur PS5 est un jeu de course arcade atypique qui mélange pilotage technique, combats et narration dans un univers cyberpunk inspiré de l’anime. Exigeant mais gratifiant, il s’adresse avant tout aux joueurs prêts à s’investir pour en maîtriser toutes les subtilités.
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Graphisme - 8/10
8/10
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Bande son - 8/10
8/10
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Jouabilité - 8/10
8/10
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Durée de vie - 7/10
7/10
Globalement
Pour
- Une direction artistique originale
- Un gameplay profond et stratégique
- Un vrai challenge pour les joueurs exigeants
Contre
- Une prise en main difficile
- Une difficulté parfois décourageante
- Une lisibilité perfectible




